Le rat des villes

Une vie de rat qui se repêt sur les déchets du monde.
Une vie facile, une vie stérile, une jolie petite ronde.
Promiscuité dans des casiers, sortir c’est comme rentrer.
A l’intérieur de l’extérieur, la claustro sans les clefs.

Moitié rongeur, moitié charogne, ils grignotent les restes.
Bien trop heureux, en bons vecteurs, de propager la peste.
En bons esclaves, en mauvais maîtres, ils gèrent le temps qui passent.
Au moindre coup, ils se prosternent, tremblant pour leur carcasse.

Tous en troupeau, tous isolés, leur âme est en partance.
Ils courent en meute, ils meurent tout seul, seul moment de silence.
Il se réjouissent, ensemble ils pissent, sur la moindre limite.
Pourtant ils suivent, ils obéissent, parfois même ils militent.

Les piles s’écroulent, le système coule, l’entropie se libère.
Chaos dehors, ordre dedans, tout l’inverse d’hier.
Et les rats grouillent, tous seuls en foule, ils préparent leur suicide.
En masse ils coulent, dans un abîme, de ce désir acide.

Mon ami rat, tu es bien faible, tu cours sans voir la ronde,
De tes passions et de tes maîtres, qui régissent tout ton monde.
Ensemble ils prient, pour que jamais, tu ne comprennes enfin:
Ta liberté est imposée, son emprise est sans fin.

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